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Géta.

 Geta (Lucius Publius Septimius Antonius Geta) (27 mars 189-26 décembre 211) est un empereur romain qui régna en 211. Il est d'origine libyco-punique2 par son père l'empereur Septime Sévère, né dans une région correspondant à...

Geta (Lucius Publius Septimius Antonius Geta) (27 mars 189-26 décembre 211) est un empereur romain qui régna en 211. Il est d'origine libyco-punique2 par son père l'empereur Septime Sévère, né dans une région correspondant à la Libye actuelle, et syrien par sa mère Julia Domna. En 211, il hérite de l’empire avec son frère aîné Caracalla, qui le fait assassiner peu de temps après la mort de leur père pour gouverner seul.

Biographie

Geta est né Septimius Geta en 189, le 27 mai d'après l'Histoire Auguste3. Il tient son nom de son grand-père paternel. Cadet de la famille, il a toujours été le préféré surtout aux yeux de Julia Domna sa mère, qui trouve que Geta a un caractère plus doux et plus réfléchi que son frère aîné Caracalla4. Les deux frères n’ont qu’un an de différence et se sont pourtant toujours détestés. Cette haine viendrait du fait que déjà dès le plus jeune âge les frères n’aiment pas du tout les mêmes choses. Caracalla est passionné de guerre, d’armée, tandis que Geta est plus intéressé par les choses de l’esprit. Il est d’ailleurs préféré par le Sénat. Ils sont également très différents de caractère5. On dit de Caracalla qu’il est irascible et cruel alors que Geta est doux, sensible, et de physionomie plus agréable. En revanche, les historiens s’accordent à dire que ses mœurs ne valent pas mieux que celles de son aîné.

La chute de Plautien

Plautien est un noble très ambitieux et devenu très puissant au service de Septime Sévère. Il est son préfet du prétoire, collègue de Geta au consulat en 203. Septime Sévère marie son fils aîné Caracalla à la fille de Plautien. Avisé d'un complot de Plautien visant à assassiner Caracalla, Geta informe son père et son frère : Plautien est déchu. Caracalla le fait assassiner en 205 avec l'accord de son père. De son côté Geta est honoré : une statue de bronze est érigée sur le forum6.

Campagne de Bretagne

Lors de la campagne de Bretagne7, Septime Sévère décide de prendre ses deux fils avec lui pour les éloigner des plaisirs de la ville de Rome, de leur faire connaitre la vie sobre des soldats, et aussi dans le but de les éloigner des mauvais conseillers de la capitale qui aggravent leur rivalité. Sévère veut leur faire prendre de la distance par rapport à ce milieu néfaste, essayant de les rapprocher en leur faisant exercer le pouvoir et contrôler les armées. Concrètement, Sévère veut les préparer à lui succéder. En 209, il laisse Geta avec sa mère Julia Domna à Eboracum où il gouverne la Bretagne inférieure pendant que Sévère part avec Caracalla conclure un traité avec les Calédoniens. À leur retour, la santé de Septime Sévère se détériore et il meurt. Son projet de réconcilier ses deux fils échoue. Les derniers instants de sa vie sont rythmés par les complots de son fils aîné contre lui et contre le jeune Geta.

Cependant, les deux frères, accédant à la tête de l'empire ensemble, semblent se réconcilier à leur retour à Rome pour rendre les derniers hommages à leur père. La première décision prise par les deux frères peu après la mort de leur père est de faire la paix avec les Calédoniens une fois pour toutes, de ramener tant bien que mal les frontières au mur d’Hadrien et de diviser la Bretagne en deux provinces. Vu leur mésentente, les deux frères envisagent de se partager l’empire, l’occident pour Caracalla et l’orient pour Geta. Julia Domna met un terme au projet car elle ne veut pas voir l’œuvre de son mari disparaître.

Complots et mort

À leur retour de Bretagne, le semblant de « réconciliation » ne dure pas, chacun ayant peur de se faire tuer par l’autre. Ils ne voyagent pas ensemble, ne mangent pas ensemble, ne se déplacent jamais sans leur garde rapprochée. Une fois à Rome, la cour doit se partager, un jour partisan de Caracalla, l’autre jour partisan de Geta. En revanche, les classes supérieures de la société préfèrent Geta car Caracalla a augmenté l’impôt.

Une fois rentrés à Rome, chacun tente d'éliminer son rival, craignant les soldats et les partisans de l'autre. Caracalla implique sa mère dans son projet, lui demandant d'organiser une réunion de famille pour réconcilier les deux frères, d’y inviter Geta et de stipuler qu’il vienne seul. Les deux hommes arrivent apparemment seuls chez leur mère Julia Domna ; à peine Geta arrivé, des partisans de Caracalla surgissent et le poignardent dans les bras de sa mère.

Caracalla se rend alors dans les camps des prétoriens et raconte qu’il a été victime d’un complot de Geta, et que le seul moyen d’en sortir a été de tuer son frère8.

Lors d’un conseil du sénat, Caracalla se justifie auprès d’eux, en prenant comme exemple Romulus et Néron qui ont dû comme lui assassiner leur frère (Rémus et Britannicus) pour le bien de l'empire. Hérodien stipule que le discours de Caracalla se tient car « il étayait des considérations théologiques irréfutables que nul ne pouvait réfuter ». Il exprime son idée avec une phrase de la mythologie : « Zeus exerce seul parmi les dieux, la souveraine puissance, ainsi en fait-il don à un seul homme »9. Le sénat et les autres membres de l'empire prennent toutefois très mal le meurtre de Geta, et Caracalla les aide à l'accepter grâce à un octroi de blé ou d’argent ; il fait également assassiner tous les partisans de Geta (plus de 20 000 nous dit Dion Cassius) dont le fils de Pertinax ou la sœur de Commode. Caracalla interdit aussi à sa mère de pleurer son fils, et lui donne en échange le pouvoir de gouverner les affaires internes, tandis que Caracalla s’occupe de l’armée. Appliquant la « damnatio memoriae », Caracalla fait effacer le nom et l’image de Geta des institutions, détruire les statues à son effigie, fondre les monnaies qui le représentaient10

Display
Denier Géta.
Denier Géta.

AVERS Titulature avers : L SEPTIMIVS GETA CAES. Description avers : Buste drapé, tête nue de Géta à droite, vu de trois quarts en arrière (A°21). Traduction avers : "Lucius Septimus Geta Cæsar", (Lucius Septime Géta césar). REVERS Titulature revers : FELICITA-S - TEMPOR. Description...

Coins Ancient coins (650 B.C. to 1453 A.C) Roman coins The Severus (193 to 235) Geta

Denier Géta.
Denier Géta.

AVERS Titulature avers : P SEPT GETA - CAES PONT. Description avers : Buste drapé, tête nue de Géta à droite, vu de trois quarts en arrière (A°21). Traduction avers : “Publius Septimius Geta Cæsar Pontifex”, (Publius Septime Géta césar pontife). REVERS Titulature...

Coins Ancient coins (650 B.C. to 1453 A.C) Roman coins The Severus (193 to 235) Geta

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